La rentrée, ça sent les bonbons et les résolutions.
En septembre, les couleurs de la nature annoncent un sursis avant le froid et le gris de l'hiver. Lui sentira la cannelle, l'écorce d'orange et le girofle...
La chaleur agréable de l'été indien comme pour préparer la peau avant d'endurer l'air froid...
La rentrée ça sent les projets, ça fait réaliser qu'on grandit, on se souvient de l’excitation d'être dans une nouvelle classe...
L'odeur du papier neuf, un agenda consciencieusement rempli, du-moins jusqu'au mois d'octobre...
L'été est fini, les séparations estivales se digèrent... Les jours rétrécissent mais ce n'est pas graves, car il y a comme un air de tout neuf...
Je veux que cette période devienne qu'un souvenir, le plus rapidement possible...
Des extrêmes, de grosses chaleurs caniculaires, un temps dégueulasse et glacial...
Cette année pas d'Avignon, pas de journée à la mer... Pourtant pas de déménagement triste de proches. Pas d'attente d'un au revoir redoutable...
Juste des gens qui font la gueule,
Un pétage de plombs au réveil d'un lendemain de fête et la veille d'un événement pour lequel, en tant que siamois on comptait peut-être sur moi,
Présageant alors des complications postopératoires effrayantes,
Un proche à qui on n'ose pas déclarer sa flemme parce que ça serait perçu comme une plaisanterie...
Et puis il y a la venue d'un autre, une attente aussi redoutablement glauque qu'avait été son déménagement...
Après quoi je cours quand je cours ? Je préfèrerais tellement fuir
Allo la terre...
Tout ça, ce ne sont que des questions de nombrils, le mien est rance un peu...
Je n'ai pas envie de me justifier. Aimer une chanson, un film, une actrice ou pas.... C'est mes tripes et non mes années d'études qui me font apprécier une œuvre...
J'aime l'imperfection, la fragilité et l'audace... Et parfois même les reloud(e)s et celles ou ceux qui font des bourdes déplacées...
Parce que... Je ne suis plus un enfants. Mare d'affronter la vie en regardant mes pieds... Alors fuck off.
Ma liberté à moi c'est cet affranchissement que je dois absolument prendre vis-à-vis de mon milieu d'intellos puants...
Je t'écris, malgré tes trois ans, tant est grand le besoin de m'adresser à toi pour te raconter comment le silence a su me garder. Ces mots te parviendront plus tard. Aujourd'hui, où tu t'extasies dès lors que tu aperçois un toboggan, tu ne te soucies que de jouer. Le matin tu me reconduis à la porte me disant: «Papa au théyatavec Antigogne Éclèt et Dézanil».
T'écrire, c'est conjurer la peur que j'ai de mourir avant d'avoir eu avec toi quelques conversations. La vie est faite pour parler infiniment avec ses amis et quelques fois avec ses parents. Une seule conversation avec son père peut agir comme pont et comme ravin. Traverser pour se libérer. C'est peut-être cela un père: pont et ravin. N'être qu'un pont, c'est empêcher le ravin, garant de liberté; n'être qu'un ravin c'est empêcher sa traversée et retenir l'enfant sur sa propre rive. Considère alors cette lettre comme l'ombre de la conversation que nous aurions eue si ma mort devait nous séparer, une façon d'avoir en ta possession mes mots. Je ne voudrais pas que ma fille ait un jour à se dire: «Mon père a écrit sa vie durant sans me donner de mots qui soient des mots de lui à moi». Cela si je devais mourir avant le temps.
Mais si l'impensable devait survenir, si tu devais mourir avant moi et que je sois précipité dans l'inimaginable douleur de vivre sans te voir grandir, alors tous ces mots seront vains.
Aujourd'hui pourtant je me tiens aux côtés de celui qui ôta la vie à la femme qu'il aimait. Cette mort, bien qu'il n'ait pas eu l'intention de la donner, il la donna violemment en se servant de ses mains. Cette femme qu'il aimait était la fille d'un père. Par conséquent, tu aurais pu être elle comme elle fut à cet instant toutes les femmes. Je t'aime plus que tout; pourtant, je me tiens aux côtés de cet homme. Pour ma part, après la mort et l'amour, je tiens la justice comme l'espace pacificateur auquel je me dois de me rallier coûte que coûte, si je veux faire barrage à la barbarie de la vengeance que j'exècre plus que tout tant elle a déchiré le pays qui m'a vu naître; et dès l'instant où cet homme a comparu devant la justice, qu'il a reconnu son crime, que sa sentence fut donnée puis purgée, je l'ai considéré comme mon égal. En tout point. Il aurait pu être mon frère. J'aurai pu être lui. Et si c'est mon frère qui te tue, malgré la chute et le désastre, je me refuse, pour ma part, le droit de prononcer les mots de Caïn; et si je suis moi-même ton propre assassin, je ne voudrais pas être jeté aux orties des humains. Mon fardeau serait infini, mais si je décide de vivre et de faire face à ma propre horreur alors la vie, toute la vie devrait m'être accordée. Malgré tout, malgré tout. C'est ce malgré tout qui, à mes yeux, rend l'humanité sublime.
Cet homme, dans l'aujourd'hui dont je te parle, est libre pour avoir purgé sa peine tel que les institutions judiciaires l'ont décidé. Il demeure à jamais celui qui tua, mais il est devenu aussi celui qui fit face à la justice. Il est donc multiple. Dans sa multiplicité, il est mon ami, il est aussi un artiste et parce que son art correspondait le mieux à l'aventure artistique dans laquelle je suis plongé, j'ai choisi de l'inviter à prendre la part la plus humble du spectacle, non pas celle du héros mais celle du choeur, et de faire face à sa vie tant ces trois pièces, si tu les lis, racontent son désastre. L'art est miroir des souffrances et des douleurs.
Ai-je bien fait?
Il n'existe pas de réponse universelle à cette question. Il n'existe que des jugements moraux. L'un dira oui, l'autre dira non. Il ne s'agit pas d'avoir raison, mais de choisir. Soit tu choisis le symbole de l'homme qui tua une femme et tu lui interdis la scène, mais alors tu dois savoir que tu le soumets à une seconde peine. Tu sacrifies la justice au profit du symbole. Est-ce juste? Est-ce juste de condamner deux fois un homme pour un seul crime?
Si, par contre, tu choisis de défendre la justice, défendre l'idée qu'un homme ne peut pas être puni deux fois pour le même crime, alors tu mets en souffrance ceux et celles qui ne pourront pas accepter le symbole affiché. Est-ce juste? Est-ce juste de sacrifier le symbole au profit de la justice? Voilà devant quelle question, pendant que tu glissais sur ton toboggan, une partie du monde de ton père s'est retrouvée.
Je te laisserai le plaisir de lire tout ce qui aura été dit, sache seulement que devant la déferlante d'opinions, aussi respectables les unes que les autres, ton père a choisi le silence comme seule élégance possible. Ton père s'est tu; non pas parce qu'il n'avait rien à dire, mais parce que dans cet espace en équilibre entre justice et morale, où il n'y avait pas de réponse mais des choix, rien ne pouvait être plus audible sinon le silence qui garde et sauvegarde les vérités et évite de rajouter la violence à la violence que ton père engendra lui-même sans le vouloir.
Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent the dog from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.
Let aeroplanes circle moaning overhead
Scribbling on the sky the message He is Dead.
Put crepe bows round the white necks of the public doves,
Let the traffic policemen wear black cotton gloves.
He was my North, my South, my East and West,
My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last forever: I was wrong.
The stars are not wanted now; put out every one,
Pack up the moon and dismantle the sun,
Pour away the ocean and sweep up the woods;
For nothing now can ever come to any good.
Death she must have been your will
A bone beneath the reaper’s veil
With your voice my belly sunk
And I began to feel so drunk
Candle candle on my clock
Oh lord I must have heard you knock me out of bed
As the flames licked my head and my lungs filled up black in their tiny little shack
It was real and I repent
All those messages you sent clear as day, but in the night
Oh I couldn’t get it right
Here is a church and here is a steeple
Open the doors there are the people
And all their little hearts at ease
For another week’s disease
And eagle eagle towel and scream
I never once left in between
I was on the fence and I never wanted your two cents
Down my throat in the pit, with my head upon the spit
Oh reverend please can I chew your ear? I have become what I most fear
And I know there’s no such thing as ghosts but I have seen the demon host…
"Non les écolos ne pleurent pas quand il s'agit de couper un arbre... Non ce n'est pas compliqué de faire le tri de ces déchets!
Si! c'est plus pertinent d'expliquer la connerie par le déterminisme social, le déracinement culturel, l'éducation, et les lourdes valises générationnelles que de la montrer du doigt en gueulant que les gens ne veulent ni s'en sortir ni s'intégrer....
Non! les médias publics ne font pas ce qu'ils veulent pour faire de l'audimat, mais se servent plutôt de l'audimat pour faire ce que d'autres plus en haut veulent....
Non il ne faut pas dire que le présupposé qu'une femme fait d'avantage la cuisine c'est normal parce que c'est comme ça depuis la nuit des temps Nico.... qu'est ce que tu veux qu'on y fasse...
Si, la burqa concerne une centaine de femme et est la traduction d'une xénophobie certaine et d'un sentiment de peur coercitif!
Une femme sur 6 victime de violences conjugales, les inégalités de salaire et de traitement dans le monde du travail ne concernent pas qu'une centaine de femme pourtant...
Ce n'est pourtant pas parce que c'est indéfiniment plus grave ailleurs que je ne continuerais pas à remettre en question son pays..
J'habite en France et je n'admets pas les inégalités sociales et socioculturelles! Ok j'ai de la chance de ne pas vivre en Iran, m'autoriserais-je à ne pas accepter la peine de mort pour homosexualité si j'étais iranien, l'excision si j'étais sénégalais et la peine de mort si j'étais américain? Et si j'étais un sans paplars, j'espère bien qu'on me laisserais le faire également....
Relativisme culturel ou ethnocentrisme donc, that is the politic question of the 21st century... Une question qu'on se s'autorise pas... et oui j'ai ouvert des bouquins... L'argument de devoir s'adapter aux valeurs du pays dans lequel nous vivons, nous voyageons ou nous migrons est important pour l'intégration? Moi personne ne m'a demandé de m'intégrer...
Tu dis que voyager (t'a) fait grandir? diner avec le gratin diplomatique local, se déplacer sur place en taxi et vivre seul dans un 200m² climatisé.... vraiment?
Pourquoi n'ai-je pas assez de dignité pour te quitter, mais pourtant pas à cause de tout ce débat...
Juste parce que je sais ce que tu as fait tel soir, tel autre, et ce soir.... Je suis jaloux de ces inconnus avec qui tu partages des choses que tu ne partages pas avec moi...
Une situation plus que déprimante et qui me laissera quel qu'en soit l'issue des séquelles... Je me sens indésirable et pourtant je t'aime....
Aujourd'hui dans le parc, tu m'as dit que tu ne connaissais pas la chanson des Ritas.... Et oui elle finissent toutes mal... Mais si seulement ce n'était que la fin qui faisait mal.... "
Au printemps dernier j'ai découvert cette artiste, dont je ne peux me passer d'écouter quotidiennement. Avec cette tragédie qui vient d'arriver dans son pays, cette musique me paraît mélancolique....
Si je n'étais pas resté plus longtemps au travail, si je ne m'étais pas arrêté à l'épicerie pour acheter une canette de coc**, si je n'étais pas monté dans ce wagon, si j'avais attendu le prochain parce qu'il faut se battre dans cette putain de ligne 13...
De interpellation des yeux, un changement de metro, il est là, il m'a suivi, je le sens qui me regarde dans le reflet de la vitre, il rit.
une suite maladroite: un bonjour, un sourire touchant à en pleurer. Une situation embarrassante dans un premier temps.
Pourquoi moi... Toujours pensé qu'il fallait un peu d'intellectualisme pour me trouver attirant, surtout au point d'être accosté comme ça. Regarder l'âme, comprendre le charme et toutes ses conneries...
Un chocolat chaud, lui un thé vert sancha, des discussions passionnantes, des jeux de regards pétillants.
Embrasse moi encore...
Ce moment là a été magique, qu'importe ce qui se passera par la suite, s'il y en aura une.